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Cet interview précède le webinar du 09 Juillet 2020, dans lequel Xavier Pavie échangera avec les Responsables des mouvements Hack The Crisis France, Tech For Good France et GAC Group autour de l’innovation ouverte, dureable et responsable.

Pour réserver votre place, c’est ici.

 

Xavier PAVIE est philosophe, Professeur à l’ESSEC Business School, Directeur académique du programme Grande Ecole à Singapour et du centre iMagination. Docteur en philosophie, HDR, il est chercheur associé à l’Institut de Recherches Philosophiques à l’Université Paris Nanterre, auteur de nombreux ouvrages axés sur l’innovation responsable. Enfin, il a aussi à son actif, une dizaine d’années en entreprise dans des fonctions liées à l’innovation.

Son parcours est une combinaison entre le monde du management et celui de la philosophie. Il porte donc un regard aiguisé sur ces deux mondes et se pose la question de savoir si leur réconciliation est possible (notamment dans son avant dernier livre qui a reçu le prix du meilleur livre de management en 2019).

Il a notamment été en charge de définir l’innovation responsable avec l’appui d’un réseau d’universités internationales au sein d’un projet soutenu par la Commission Européenne.

Dernier ouvrage paru: Philosophie critique de l’innovation et de l’innovateur (ISTE 2020)

Quels sont ou ont été les excès de l’innovation ?

Tout d’abord il faut avoir à l’esprit que trop souvent, nous ne savons pas vraiment de quoi nous parlons quand nous parlons d’innovation. Nous ne devons pas définir l’innovation en fonction de ce que nous pensons, mais en fonction de ce qu’elle est ou de ce qu’elle n’est pas : concrètement ! 

Des 1911, avec Schumpeter, l’innovation se positionne comme étant le moteur du capitalisme et elle est définie comme l’exploitation industrielle d’inventions, une dissémination avec un résultat économique qui va permettre de développer une rentabilité. Cette façon de penser n’a jamais vraiment été remise en cause depuis ! Nous n’avons jamais cessé d’innover que de cette façon-là.

Tout est innovation. Nous sommes entourés d’innovations. 

Finalement, il n’y a pas d’autre choix depuis Schumpeter : pour développer une entreprise, il faut innover selon les 4 catégories : produit, process, organisation et commercialisation. Ensuite, le choix d’innovation : incrémentale, disruptive ou paradigmatique.  C’est ce qui donne ensuite les 12 axes de l’innovation sur lesquels nos entreprises se basent. 

Pendant plus de 100 ans, nous n’avons cessé d’optimiser les processus d’innovation avec cette même finalité pour faire en sorte de développer le plus rapidement et le plus souvent possible des innovations les plus rentables. 

Aujourd’hui, nous avons tous et toujours la même façon de penser l’innovation

Le problème, c’est que depuis les 30 dernières années nous savons qu’à chaque fois que nous innovons nous pouvons nuire à la planète, à l’humain ou encore nuire au système politique qui est ici la vie de la cité : pourtant, ce sont bien là les 3 axes majeurs des crises que nous rencontrons actuellement… 

Nous ne pensons pas l’innovation de façon à répondre à ces enjeux, au contraire, nous continuons de les alimenter : les smartphones que nous utilisons tous et dont nous voulons le dernier modèle par exemple sont composés de matériaux extrêmement polluants et souvent extraits dans des zones de conflits armés ; le transhumanisme questionne notre devenir humain ou encore les caméras qui enregistrent les moindres faits et gestes des citoyens en Chine par exemple questionnent sur nos futurs libertés…

Qu’est-ce que la phénoménologie de Husserl, et son « retour aux choses mêmes » ?

Mes travaux ont toujours cherché à améliorer l’innovation en vue du bien commun, tout en améliorant les performances des organisations, même si cela peut sembler paradoxal !Pour cela, j’ai eu différentes approches : d’abord comment intégrer la responsabilité dans les processus d’innovation, puis comment une innovation peut être « care », c’est à dire bienveillante. Plus récemment, je me suis attelé à l’innovateur lui-même en me basant sur mes travaux en philosophie autour des exercices spirituels : comment peut-on essayer d’aider les innovateurs à se départir des « passions » pour lesquelles personne n’est vraiment capable de se maîtriser (l’argent, la gloire, le pouvoir…) et au contraire, qui maintiennent un certain leitmotiv au cours d’une vie professionnelle notamment. 

A noter que dans mon dernier livre j’ai aussi cherché à ce que pourrait être le développement d’une innovation non-standard, c’est-à-dire une innovation qui n’appelle pas simplement le profit, mais qui appelle autre chose autour du bien commun. 

La phénoménologie de Husserl peut être résumée à travers la célèbre phrase du philosophe : « le retour aux choses mêmes », c’est à dire chercher à regarder les choses en tant que tel, dans leur essence et non avec nos réflexes habituels de manager par exemple.  Pour se faire nous avons besoin de faire varier les différents points de vue, ne pas uniquement partir du notre et donc intégrer celui du consommateur, des politiques, de l’ensemble des parties prenantes. L’objectif n’est pas comme d’habitude de dire « je vais améliorer mes innovations » (type Design Thinking, Business Model Canvas), mais de savoir si l’innovation que nous allons mettre sur le marché à a du sens pour nous. 

La notion que pose Husserl est qu’il nous faut suspendre un peu notre jugement et regarder les choses selon différents angles…C’est ce que je propose avec l’innovation : proposer une innovation qui ne cherche pas (seulement) un profit, mais qui cherche (aussi) un bien commun. 

Les innovateurs sont donc depuis un certain nombre d’années, écrasées par la volonté unique de générer du profit, de la rentabilité, sans finalement regarder quelles sont les conséquences que cela peut avoir. 

Nous avons donc été brillants pendant toutes ces années à améliorer les processus d’innovation, il est désormais venu le temps de se remettre en cause sur les conséquences de nos innovations… Pourtant, malgré tout le progrès que nous vivons, et même notre volonté, nous n’avons toujours pas vraiment d’outils ou de méthodes pour remettre en cause cette façon de produire l’innovation.

Quel regard porter sur la façon dont l’innovation se fait en Europe et en Asie ?

La façon avec laquelle nous innovons dans les deux régions est assez similaire dans les process, mais très différentes dans les actions. L’Asie a à historiquement compris beaucoup plus rapidement qu’il fallait gagner en indépendance vis-à-vis des Etats Unis, d’où un investissement très fort en R&D. En Europe, nous avons adopté les innovations venant des Etats-Unis. 

Lorsque l’on regarde Whatsapp, Facebook ou Google etc…Nous donnons l’ensemble de nos données privées à des sociétés américaines : c’est une totale perte d’indépendance assumée. C’est pareil avec l’innovation : l’Asie l’utilise pour être indépendant grâce à la science (notamment les biotechnologies et l’intelligence artificielle) et ensuite, basculer dans un business, comme aux Etats Unis finalement…

En France, pour caricaturer : nous avons trop tendance à avoir en gros, d’un côté, des entités publiques de recherches, particulièrement brillantes comme le CNRS et le CEA par exemple et des organisations privées de l’autre. Alors qu’en Asie ou aux Etats Unis, c’est l’inverse : un mix permanent entre recherche et business. Les professeurs d’innovation en France ne lancent pas spécialement leurs entreprises, alors que c’est commun aux Etats Unis ou en Asie.

Comment va-t-on devoir repenser l’innovation post crise du Coronavirus (TechforGood, Innovation sociétale…) ?

Je pense que la crise actuelle est un reflet d’une innovation d’organisation excessive. Nous nous apercevons avec la situation actuelle que les entreprises ont cherché dans leurs organisations à sous-traiter de manière considérable la production, la logistique, depuis les années 80. Avec cette crise, nous nous apercevons que cela est un gros problème en termes d’innovation d’organisation et de processus. Ce qu’il faut changer c’est la manière dont nous faisons les choses. 

Il ne s’agit pas d’essayer de remettre de l’ordre, il s’agit de comprendre pourquoi nous avons autant externaliser nos productions, et globalement pour pouvoir créer plus de profit à court terme avec un coût de main d’œuvre plus faible, sans se soucier de scenarios possibles comme celui que nous vivons actuellement, de notre indépendance et de notre responsabilité face à l’innovation pour le bien commun. J’ose donc espérer que la situation actuelle remette en cause les choses, même si je n’en suis pas convaincu, car il va y avoir finalement des comptes économiques à rendre aux investisseurs et donc les process établis risquent finalement de repartir de plus belle…

Enfin, le client final ne sait pas toujours ce qu’il se passe. Par exemple, le grand public en France vient d’apprendre que plus de 90 % des médicaments que nous consommons en Europe sont produits en Chine. La responsabilité se pose donc aussi en ces termes : quelle indépendance et quels échanges mondiaux voulons-nous avec ses avantages et ses inconvénients ? Cependant cela reste l’innovateur qui a les cartes en main et la possibilité de changer vraiment les choses car lui seul possède la connaissance des modalités mises en œuvre.

Quelles sont les typologies de philosophies qui devraient être prises en compte pour innover durablement ?

Ce que j’essaie de faire, c’est de proposer des solutions pour changer la façon dont nous innovons : l’innovation responsable qui respecte et qui rend compte de ce que nous faisons et intègre la responsabilité dans les process, l’innovation non-standard, qui ne cherche pas le profit sans raison mais aussi le bien commun et l’innovation « phénoménologique » qui veille à accroitre les angles de vue. 

Mais à nouveau, les soubassements de ces enjeux sont les exercices spirituels tels que la capacité de l’individu en l’occurrence l’innovateur à se remettre en question, sur la maîtrise de ses passions, des raisons qui nous poussent à faire ce que nous faisons et pourquoi nous souhaitons réaliser à tout prix du profit avec nos innovations en dépit du bien commun et de l’avenir de l’humanité… Tant que nous ne maîtrisons pas cela, nous n’y arriverons pas. 

Il y a donc finalement un point fondamental qui est : comment former les futurs innovateurs ?  Comment faire en sorte que la façon dont nous formons ces individus intègre les différentes composantes ci-dessus mentionnées ?

 

 

 

Rapprochement avec inno TSD, expert des projets européens et de la compétitivité des territoires.

 

GAC Group, cabinet de conseil en développement, performance et financement de l’innovation est
heureux d’annoncer la conclusion d’un rapprochement avec inno TSD, expert des projets européens et de la compétitivité des territoires.

Dans le cadre de sa stratégie de développement de son offre de services sur la chaîne de valeur de l’innovation, cette opération de croissance externe vient renforcer le positionnement de GAC Group, déjà présent à travers des bureaux en France, Allemagne, Roumanie, Brésil, Singapour et Canada et réunissant plus de 200 consultants expérimentés.

inno TSD est implanté sur le parc scientifique et technologique de Sophia Antipolis depuis plus de 30 ans.

L’entreprise apporte son expérience dans la réalisation d’études et de projets au service du développement économique et de l’innovation :

  • stratégies régionales,
  • filières d’excellence,
  • pôles, clusters et incubateurs,
  • évaluation de politiques publiques,
  • et valorisation de la recherche.

Sa contribution est également importante dans la définition et l’amélioration de politiques publiques auprès des instances européennes et des communautés d’acteurs associés grâce à :

  • la conception et l’animation de plateformes digitales collaboratives d’échange de bonnes pratiques,
  • et de dissémination des tendances et des démarches de co-création et d’innovation ouverte.

Ensemble, les deux sociétés vont développer leur vision commune :

Ensemble elles continueront de contribuer à l’essor de l’Innovation en France, en Europe et à l’international par l’accélération des projets et des stratégies de collaboration et de coopération des secteurs publics, privés et de l’ensemble des acteurs présent dans les écosystèmes d’innovation.

La synergie de leur positionnement respectif permettra de valoriser les projets scientifiques et les technologies des 2000 clients privés de GAC dans le cadre des montages et pilotages de projets collaboratifs européens et internationaux.

GAC Group mettra également l’expertise des collaborateurs d’inno TSD au service de ses clients pour les accompagner dans la définition de leur stratégie d’innovation, des impacts attendus et les aider à nouer des partenariats avec les acteurs publics d’innovation et de recherche.

GAC Group et inno TSD se rejoignent également dans des valeurs identiques d’excellence, d’engagement et de confiance envers leurs clients et leurs collaborateurs.

 

Pour découvrir les nouvelles solutions qu’ensemble nous vous proposons, c’est ici.

 

Christophe Boytchev (Directeur Général de GAC Group):

« Je suis très heureux des opportunités que nous ouvre ce rapprochement dans le développement de l’innovation et la compétitivité des territoires. C’est une étape très importante dans la vie de notre entreprise. La combinaison de nos forces respectives nous offre une expansion sur de nouveaux marchés, des synergies concrètes, un renforcement de notre proposition de valeur et des
perspectives de croissance durable pour notre groupe et nos clients. Je suis particulièrement heureux d’accueillir au sein de GAC une équipe aux compétences pointues. La richesse des expertises, la diversité des parcours, la complémentarité des horizons seront nos atouts majeurs pour contribuer au développement de nos clients et mener avec succès la réalisation de notre projet d’entreprise. »

 

Marc Pattinson – Directeur d’inno TSD

« L’ensemble de l’équipe est ravi de rejoindre GAC Group, une entreprise dans laquelle nous nous sommes naturellement projetés de par une culture, des valeurs et un ADN communs. Avec GAC Group, de nouvelles perspectives se dessinent pour nos clients, nos partenaires et nos collaborateurs grâce à la
complémentarité de nos approches, de nos offres, de nos écosystèmes d’innovation et de nos compétences. »

 

Dans ce replay de webinar, vous allez découvrir comment accélérer la croissance de ses innovations sans budget, grâce aux conseils du Head of Growth de Lion. Quelles sont les techniques et l’état d’esprit « Growth Hacking » à adopter pour accélérer rapidement la croissance ses innovations avec un budget restreint et en période de crise ? 

Lion est l’école de l’avant-garde et de l’écosystème Startup qui transmet les outils, techniques et méthodes des entreprises les plus innovantes. Des Startup comme PayFit, Comet, Alan, Doctolib, Blablacar ont notamment accéléré leur croissance grâce aux méthodes, conseils, outils et écosystème de Lion.
Cette école, émane de The Family : accélérateur pour les start-ups du numérique créé en 2013 (s’inspirant de l’américain Y Combinator) et qui à ce jour à aider plus de 300 Startup à lever plus de 100 Millions d’euros. La valorisation totale des startups du portefeuille de The Family dépasse désormais le milliard d’euros.

Avant de commencer, rappelons ce principe qu’en entreprise en période de crise, on coupe les budgets marketing et innovation. Pourtant, ceux qui souvent s’en sortent le mieux sont ceux qui font pivoter leur business model. Répartir économiquement, c’est repenser plus agilement sa stratégie marketing / innovation et pour cela, il existe depuis plus de 10 ans une méthode qui a fait ses preuves : le Growth Hacking.

Nous verrons par la suite sa définition et ses subtilités. Enfin, vous verrez que que le « sans budget » reste possible, mais il faut bien sûr voir cela plutôt comme une image, car cette stratégie nécessite finalement peu de budgets certes, mais surtout elle nécessite un état d’esprit, une culture, une envie et surtout une équipe…C’est grâce à ces composants que la magie peut opérer…

Enfin, nous parlons d’une crise violente et durable, mais « l’après-crise » peut et doit être une opportunité à saisir pour tirer son épingle du jeu. Les Startup font certainement (encore plus) faire la différence pour répondre aux enjeux de demain, car nos modes de consommation de l’innovation vont changer. 

L’idée est donc de profiter de cette période pour faire une refonte « from scratch » de nos stratégies d’innovation/business. 3 mots-clés à retenir ici : résilience, agilité et créativité !

VOIR LE REPLAY

 

#1 – Les fondamentaux d’une stratégie d’innovation adaptée à la crise

 

L’incertitude et l’échec sont une culture inhérente à l’innovation, or, c’est rarement le cas en entreprise historiquement ou il faut justifier de ses actions, ses dépenses et chercher surtout à maximiser le profit et la rentabilité à court terme. 

Pourtant, la commercialisation de l’innovation ne nécessite pas forcement de gros budgets. Certaines sociétés vont partir d’un point de douleur client et aller attaquer les gros acteurs du marché en répondant spécifiquement à ce « pain point ».

L’innovation, c’est donc, soit prendre des risques à aller chercher à « disrupter » un état de l’art, soit améliorer ses innovations de façon incrémentale : le petit plus qui ferra vendre son innovation…
Enfin, le marketing stratégique de l’innovation passe par plusieurs phases : comprendre mon client, construire son business model, prototyper son offre, la confronter au marché, l’améliorer en fonction des retours terrain et enfin mettre sur le marché son innovation et communiquer autour de sa stratégie (explorer, structurer, tester et impulser…). 

Néanmoins attention, il ne s’agit pas ici d’appliquer à la lettre ce type de méthode ou d’étapes. Il ne faut jamais perdre son intuition et ses capacités d’exécutions ! Ces méthodes ne sont pas des vérités absolues, vous devez certes vous en inspirer, car elles ont fait leurs preuves, mais il faut absolument garder cette « la chance du débutant » et avoir un esprit large et ouvert vis-à-vis de tous ces concepts…

Parlez désormais de Minimum Viable Prototype : faire en sorte d’avoir une innovation perfectible mais qui attire le marché, puis finaliser cette innovation afin ensuite de la viabiliser et la lancer à grande échelle, en ayant été le premier à le faire, au bon moment…

 

#2 – Les fondamentaux d’une stratégie de Growth Hacking réussie

 

Comme indiqué dans l’introduction, les fondamentaux du Growth Hacking sont simples finalement, il s’agit de générer une croissance durable en un court laps de temps en ayant comme compétence : la créativité, l’analyse de données, le codage et l’intelligence commerciale / marketing. 

Le Growth Hacking n’est pas une formule magique ! Ce n’est pas parce que vous embauchez un « GH » que votre croissance va exploser en peu de temps !  Si vous ne connaissez pas vos clients, si vous ne sentez pas les tendances émergentes de votre marché, si vous ne répondez pas à ces enjeux : cette méthode ne servira à rien sur le long terme.

Enfin, il y a différents niveaux de Growth Hacking. Par exemple, si vous êtes en amorçage, il va vous falloir un GH « touche à tout mais experte en rien ». Ensuite, plus vous allez grandir, moins ce type de profil va vous servir car vous allez devoir spécialiser chacune des compétences en fonction de vos besoins via des experts en acquisition, rétention et toutes les étapes du framework AAARRR dont nous parlerons ensuite.

Enfin, le Growth Hacking s’apparente aussi à des techniques et méthodes de manipulation de la psychologie du consommateur (voir le livre référent en la matière « Influence et Manipulation ») de mais à nouveau, sans que vos clients ne comprennent ce que vous faites, l’apprécie et en parle autour d’eux, les hacks s’aboutiront pas. Le Growth Hacking ne servira ensuite qu’à accélérer cette appétence.

N’oublions pas à nouveau la créativité pour innover. Nous sommes tous créatifs à différents niveaux mais il faut pour cela 3 envies : apprendre de nouvelles choses (par exemple découvrir les méthodes de growth hacking ici), s’inspirer des autres (car il n’y a que très peu de création absolue) et découvrir, s’inspirer des choses qui potentiellement n’ont rien à voir avec le sujet que vous traitez.

Enfin, aujourd’hui, parfois, des innovations très bonnes ne trouvent pas leur marché et inversement, certaines mauvaises cartonnent…Le fameux Product Market Fit est une notion relativement biaisée car elle doit s’accompagner aussi d’autres « Market Fit » (exemple : model, channel).

Il y a plusieurs manières de le tester ce PMF :

  • Si 30% de vos clients seraient très dessus de ne plus pouvoir bénéficier de votre produit.
  • Les clients qui répondent 9 et 10 lors d’enquête satisfaction (vos « power users », avec qui coconstruire vos innovations).
  • Enfin, la rétention : combien de fois vos clients utilisent vos innovations dans le temps ?

Sur le framework AAARRR, n’oubliez surtout pas l’Awerness, la réputation de votre marque, la valeur que vous créez et la rétention de vos utilisateurs (comment faire en sorte que votre client reste le plus longtemps client…).

Sachant que le Growh Hacking s’oriente de plus en plus vers le produit, ce framework peut et doit être modulable : pas forcement dans le sens classique (par exemple, de plus en plus de plateforme vous propose la réponse à votre besoin avant de vous demander d’activer votre compte : de l’activation à l’acquisition…).

Quelques exemples de Startup qui ont eu une croissance rapide et dont les témoignages sont très inspirants :

  • Alan (rendre un marché historique “sexy”)
  • Swile (s’attaquer à un quasi-monopole de marché)
  • Spendesk (répondre à un pain point…)

Enfin, en période de crise, une autre stratégie pourra largement vous inspirer : c’est celle dite du « Blitzscalling » (matérialisée par le fondateur de LinkedIn). 

Il s’agit de s’inspirer d’une stratégie militaire qui consistait à créer une armée petite, mais très bien préparée, équipée, mobile et en pleine forme pour les lancer contre des armées plus robustes mails lourdes, lentes et fatiguées.

Dans l’entreprenariat et la réussite de Startup, c’est la même chose. Par exemple Uber, sans investisseurs n’aurait pas aussi vite pu se faire une place sur un marché fatigué…Pareillement pour Airbnb qui s’est lancé à l’international très rapidement pour occuper au plus vite le terrain. Ces deux mastodontes ont des histoires très inspirantes à ce propos car ne sont parti que d’intuitions et d’agilité puis ont été ultra réactive pour lancer très rapidement pleins d’innovations et ainsi impressionner des concurrents historiquement bien en place…

Faites peur à vos concurrents en étant dans l’exécution constante : l’art de la guerre et de l’usure psychologique !

Voici quelques ressources pour mieux comprendre cette stratégie qu’est le Growth Hacking

 

#3 – Utilisez les bons Hacks pour faire de la croissance rapide

 

Des exemples de hacks (piratage de la croissance), il y en a plein. Si vous tapez cela sur Google, vous en verrez beaucoup !

C’est d’ailleurs le principe même du Growth Hacking et de l’innovation : partager avec la communautés des découvertes (dépasser l’état de l’art) et les challenger pour sans cesse en découvrir d’autres, les tester et les partager jusqu’à ce que ces « hacks » tombent en désuétudes car trop utilisés ou du fait d’une réaction du fournisseur chez qui ce hack marchait avant…Allez par exemple faire un tour sur le forum de Growthhacking.fr pour vous en rendre compte !

Voici un article qui résume par exemple quelques outils selon vos budgets.

Voici un autre article qui vous donne quelques exemples de hacks selon vos enjeux.

Enfin, n’oubliez pas qu’un hack à une durée de vie très courte. Le bon process d’iteration concernant ces hacks est : analyse, idéation, priorisation et test. Des idées de hacks nous en avons tous (notamment en période de crise dans notre vie personnelle), cependant il est important de les prioriser selon l’ADN de son entreprise et selon ses enjeux. Actuellement, le Scoring ICE est le mode de classification des hacks le plus efficace. Sur une échelle de 1 à 10, vous classifiez vos hacks selon le I de Impact, le C de Confidence et enfin le E de Ease, la facilité de mise en place.

Honnêtement, vous aurez 100 hacks qui vont échouer pour un qui fonctionnera. Mais le meilleur hack est de parler à ses clients ! Ecoutez ce qu’ils disent, ce qu’ils regardent, la ou ils vont se cultiver avant, pendant et après l’éventuelle utilisation de votre innovation…Vos clients seront très heureux de vous aider !

 

#4 – Confrontez vos innovations à votre marché post crise

 

Soyez le premier à lancer vos innovations ! C’est effectivement plus facile à dire qu’a faire mais comprenez-en cela ce que nous évoquions plus haut à savoir de lancer un prototype perfectible mais au bon moment, plutôt qu’un produit excellent au mauvais moment…

Fake it until you make it est en cela le résumé de cette stratégie.

Ne perdez pas de temps à perfectionner vos innovations si elles peuvent en l’état répondre aux besoins de vos potentiels premiers clients et ambassadeurs. Néanmoins, attention : il ne s’agit pas d’artifice marketing sans aucun fondement, il s’agit simplement d’aller plus vite que les autres avec une idée, un concept original !

Votre marché à changé avec cette crise, il faut donc très rapidement vous projeter comme çi, ça n’était rien par rapport au pire que vous pourriez rencontrer. Anticipez les pires scénarios possibles et apprenez à suivre votre intuition en fonction, c’est en cela que vous serez le plus innovants ! C’est comme cela que vous prendrez les bonnes décisions et saisirez les bonnes opportunités.

Lorsqu’on est entrepreneur il faut 3 qualités : du courage, de la constance et de la passion ! C’est grâce à ces 3 qualités que vous pourrez correctement innover et ensuite utiliser le Growth Hacking pour aller plus vite ! N’ayez plus peur de lancer, d’exécuter et d’être constant et courageux !

Enfin, confronter votre innovation à votre marché en période de crise peut se faire rapidement en lançant une étude flash de réceptivité pour ensuite développer et / ou adapter un prototype qui répond aux besoins en cour ou à venir de votre marché. N’hésitez plus non plus à adresser les bons partenaires pour co-developper vos prototype…

Pour conclure, vous pouvez sortir gagnant de cette crise sous réserve que tous les services de votre entreprise sont alignés sur le même objectif. Comme une voiture, l’argent c’est l’essence mais il faut définir une trajectoire et que chacun des collaborateurs sache conduire.

N’oubliez pas l’ADN de votre entreprise, mais faites-la évoluer vers le Growth, le digital et l’innovation durable !

Quelques principes qui vous permettront d’y arriver dans la période en cours et à venir :

  • Ne vous croyez pas expert d’un sujet car tout évolue vite : n’ayez pas de certitudes…
  • Comprenez les stratégies mais prenez de la hauteur : gardez votre créativité…
  • N’intellectualisez pas trop, sachez piocher parmi les méthodes, hacks…
  • Cultivez la passion de la réussite et l’envie de s’en sortir: transparence et appartenance…
  • Projetez-vous dans le pire des scénarios possible: innover de façon pérenne pour survivre…

 

 

Cette crise sanitaire, devenue en quelques jours, une crise économique agit comme un électrochoc : nous devons nous adapter à un changement de paradigme afin de réfléchir et d’agir différemment !

 

Il est indispensable de repenser notre façon d’envisager le futur, de consommer et donc d’interagir avec nos collègues et nos clients… De plus, être confiné depuis plusieurs semaines remet en question, au delà du temps productif : notre vision de l’innovation et de la consommation « utile vs gadget »


Alors qu’on nous parle de
récession mondiale, pire que lors de la grande dépression de 1919 et qu’effectivement, cela se traduit par une baisse réelle de notre consommation et des échanges internationaux, il y a peut-être un trop-plein de coups de communication autour de l’actualité et finalement assez peu d’actions concrètes pour accompagner nos clients à passer cette période difficile. 

 

De plus, nous avons tendance à agir sur le court terme alors que ce type de crise doit être l’occasion de se poser et de repenser sa stratégie business et innovation pour perdurer face à un avenir de plus en plus incertain.


Dans ce replay de webinar que nous avons animé avec Use Design, agence de conseil en Design Digital, vous allez découvrir pourquoi cette période est une excellente opportunité pour challenger notre façon de créer/produire de la valeur.

 

Enfin, vous découvrirez dans ce replay comment la « résilience » peut se matérialiser dans votre stratégie d’innovation

VOIR LE REPLAY

 

#1 –  Re-priorisez vos projets d’innovation !

 

Dans des situations aussi critiques, nous devons faire preuve de résilience et d’anticipation afin de ne plus subir.

Beaucoup de comportements sont déjà à l’œuvre dans la façon dont nous nous réinventons ! Par exemple, le télétravail et le management, l’automatisation de taches, l’accélération de sa transformation digitale et surtout l’adaptation de nos business model au contexte de crise…

Mais ce contexte remet aussi en question vos projets d’innovation. Devez-vous les mettre en pause, les re-prioriser, les arrêter ? 

Il est de coutume de dire que l’innovation, comme le marketing, est certes indispensable mais souvent vu comme un coût pour l’entreprise…La vraie question à se poser est de savoir comment s’adapter à des clients, des concurrents et finalement un marché qui ne prend pas de pause, mais qui va réagir différemment…Cette crise nous challenge sur pleins de nos fondamentaux : elle nous impose un cadre et une manière de repenser la création de valeur, avec moins de budgets, des outils et des méthodes de travail différents… Finalement, elle pose un contexte qui nous permet de reconsidérer l’innovation !

La première des re-priorisation est donc d’imaginer ces projets dans le cadre de ce qu’impose cette crise, avec les moyens et les équipes à disposition: donc de les re-prioriser et les tester plus vite…Mais l’innovation tient surtout du Leadership : si vous, le manager, le CODIR n’incarnez pas concrètement le changement, l’envie de changer les règles de votre marché et de repositionner sa stratégie post crise, vos ambitions n’aboutiront qu’à peu de choses…

#2 – Prenez de l’avance sur vos concurrents !

 

Cette période doit vous permettre de prendre de l’avance et d’observer différemment vos concurrents !

Est-ce que l’art de pivoter ou d’adapter son business va pouvoir se matérialiser concrètement au sein de votre entreprise ?

La situation actuelle donne un cadre qui nous permet de faire (encore plus) preuve d’empathie vis-à-vis de notre marché, car nous vivons tous la même chose… Néanmoins, comment adapter la flexibilité que nous avons dans notre vie personnelle, à nos enjeux professionnels ?

La recommandation théorique serait de dire qu’il faut agir sur les 12 axes fondamentaux de l’innovation et de ne pas imaginer qu’il s’agit d’innover sur simplement l’un d’entre eux (ex : ma boutique est fermée, je lance ma vente en ligne.). Tous ces axes fondamentaux de l’innovation doivent être adaptés : chaîne de valeur, méthodes de management…mais ici, de façon beaucoup plus rapide et agile !

Pourquoi ne pas réaliser un diagnostic (flash) de votre stratégie d’innovation, pour identifier si votre stratégie corporate est alignée avec les ressources interne, entre l’idéal et le réel, quels sont les inhibiteurs qui freinent votre croissance et au contraire, les axes sur lesquels capitaliser pour l’accélérer…

Souvent, on fonce la tête dans le guidon avec des innovations très technologiques alors qu’il est indispensable, même en BtoB de comprendre son client final, via des études de réceptivités par exemple.

Quelques exemples d’entreprises qui s’adaptent et qui devancent leurs concurrents actuellement :

  • Sortir des contraintes de son point de vente : Evo Entertainment
  • Livrer votre service pour une expérience à domicile : Escape Mail
  • Une chaîne Youtube pour vous remplacer : Joe Wicks
  • Revoir son panier avec des produits locaux : The SnapBar
  • Vendre en Kit pour donner la main à vos clients : Shake Shack
  • Garder sa chaîne de fabrication pour viser des produits utiles : New Balance

 

#3 – Créez plus de valeur avec moins de budget !

Cette crise qui vous impose un contexte de frugalité : c’est une opportunité à saisir pour gagner en agilité !

Est-ce qu’une bonne stratégie d’innovation doit se traduire par des investissements massifs en R&D ?  Pas forcement, au regard du nombre de projets “faramineux” en termes de budgets R&D qui une fois mis sur le marché déçoivent, soit, car ils arrivent trop tôt, soit trop tard par rapport à l’appétence marché.

L’innovation peut être aussi vue comme un luxe qu’on ne peut pas se payer. Pourtant, l’innovation frugale (« les is the new more »), basée sur l’agilité, la vitesse et l’abordabilité est de plus en plus adoptée, même par les grands groupes. En effet, le management classique de la R&D (basé sur de gros budgets R&D, des process rigides, de la R&D très scientifique (basé sur l’échelle TRL) et une fiscalité construire pour servir ce type de management…) trouve ses limites dans ce type de situation qu’est l’innovation en période de crise.

Enfin, l’innovation ouverte et distribuée, différente de l’open innovation telle qu’on la connaît ou on l’imagine est aussi une opportunité à saisir. Le parfait exemple étant le masque de plongée de Décathlon qui a été adapté par un médecin italien via un cabinet de conseil et Décathlon en direct qui à au final arrêté la commercialisation grand public pour l’offrir aux hôpitaux. Il s’agit donc d’un exemple d’innovation frugale, ouverte, distribuée et solidaire…

Autre exemple : le consortium monté par Air Liquide, Valeo et PSA qui pour prendre part concrètement à cet effort national ont repensé leur business model très rapidement pour atteindre un objectif visé. 

Et si cette perturbation  perdurait et venait disrupter totalement votre façon de créer de la valeur ? Et si vous pourriez en profiter pour prendre exemple et faire les choses différemment ou mieux qu’avant pour finalement durer ?

 

#4 – Stimulez la confiance créative de vos salariés !

 

Tout se base sur la culture et l’ADN de votre entreprise. L’agilité n’est pas qu’une méthode ou des outils, c’est un état d’esprit. Si vous en tant que collaborateur êtes convaincu, mais que votre Direction ne l’est pas, rien ne marchera correctement.

De plus, souvent en entreprise, nous sommes pour le changement, tant que cela n’impacte pas nos petites habitudes de travail… Comment en tant que manager, en tant que dirigeant d’entreprise composer avec cela et comment attirer des talents qui souhaitent adhérer à un projet global d’entreprise et non simplement à « un job alimentaire » ? Pourtant, l’innovation est synonyme de changement et pour être efficace, elle doit faire partie intégrante de la culture de votre entreprise, à tous les niveaux !

Pour être innovant, il faut déjà avoir confiance en la capacité créative de vos équipes et en l’avenir de votre business model

Chacun d’entre nous peut (et doit) être créatif, avoir des idées innovantes ou suggestions pour challenger positivement les décisions prises par les services opérationnels.

 

#5 – UtiliseZ le Design Thinking pour sortir de la crise !

 

Comment la pensée design peut-elle aider à innover et sortir de la crise ? Nous avons des outils pour nous aider à penser différemment et positivement. Une fois que nous les maîtrisons, notamment la pensée créative et design : il s’agit de comprendre comment répondre aux problématiques de nos clients, les identifier, les cadrer et proposer une multitude de solutions adaptées qu’on priorisera ensuite.

Si on veut être encore plus futuriste, nous pouvons passer du « comment pourrait t’on… » lié au Design Thinking au « et si demain… » lié au Design Fiction.

 

La pensée Design n’est pas qu’une vision utopique de la réponse au besoin client, c’est aussi comme cela qu’on peut continuer à créer de la valeur dans le temps.

Avec le levier de l’empathie, le Design Thinking va vous permettre de vous adapter à la façon dont vos clients utilisent ou pas vos produits et services face à une période de crise. S’ils ne peuvent plus acheter vos produits, comment proposer une approche différente pour qu’ils vous restent fidèles ?

Enfin, testez, itérez et repensez votre business model de façon résiliente et n’oubliez pas de délivrer !

Les projets ou la pensée design est utilisé sont souvent long. Dans la situation actuelle, il est intéressant de réduire au maximum ces temps de réflexion pour itérer et prototyper de façon très agile et rapide. Pour cela, la mise en place de design sprint, de 5 jours est une excellente solution.

 

 

Interview des auteurs du Livre “Les enfants de la déconstruction. Portrait d’une jeunesse en rupture(éd. Marie B., 2019).

 

Quel est pour vous, l’impact de la crise du Coronavirus sur le modèle économique et civilisationnel occidental ?

Le Coronavirus est à l’image de la mondialisation. 

Cette économie des transports de marchandises, des flux humains incessants entre pays et civilisations a permis un essor économique majeur au cours des cinquante dernières années. 

Aujourd’hui la donne à changer. Les prophéties de Billes Gates sur la possibilité d’une épidémie lourde contre laquelle le monde n’était pas préparé n’ont pas été prises au sérieux. Dans ce système où l’efficacité et la rationalité sont les mots d’ordre, le monde découvre que les médecins sont contraints à faire des choix dans les patients, les pays développés s’étonnent que l’on puisse manger des chauves-souris, que des animaux puissent être porteurs de maladies graves. Au phénomène écologique qui ne semblait pas suffisant pour induire un changement radical, la menace d’une contagion généralisée à entravé l’essor économique mondial.

Le coronavirus est anxiogène, car il ne se cantonne pas à certaines régions du monde, ce n’est pas un virus que l’argent peut soigner ou qui se cantonne aux pays du Sud. Le Coronavirus dépend des comportements individuels, de la capacité des hommes à épargner des risques à autrui. Deux modèles s’opposent entre l’autoritarisme chinois qui semble s’être montré très efficace (bien que certains doutes planent sur la réalité des chiffres annoncés par le gouvernement de Xi Jinping) et un appel assez tardif à la responsabilité individuelle pour les modèles occidentaux. Pour l’Occident, cette crise interroge sur la capacité des peuples à s’autodiscipliner et pour les Etats à résoudre la complexe équation entre libertés publiques et efficacité. 

Incontestablement, la crise sanitaire que nous traversons doit nous pousser à reconsidérer le rapport des nations à la mondialisation ainsi que la pérennité d’un modèle économique qui ignore les défis environnementaux. 

 

« La startup nation est une promesse » : comment faire en sorte de tenir cette promesse et de la rendre vertueuse ?

La startup est l’étape qui est censée précéder une réussite fulgurante. 

Il est important de voir la startup, non comme une promesse, mais bien un préalable, un espoir pour des entreprises fortes, profondément innovantes et au service d’un mieux-être. La startup nation n’est pas uniquement un lieu où se concentrent, par bonheur, un grand nombre d’entreprises, mais bien un écosystème dans lequel l’Etat, dans toutes ses formes, s’engage, financièrement ou non. 

Cette startup nation n’est pas un bloc homogène ; Israël qui a longtemps été appelé ainsi ou la Silicon Valley n’ont pas la même identité et ce serait une erreur d’espérer répliquer simplement les méthodes d’ailleurs pour que nos startups sortent de terre. 

La France, par ses dirigeants, doit donner aux entreprises innovantes une direction volontariste et engagée. Le courage de choisir entre des innovations audacieuses, profitables à tous, technologiques ou médicales par exemple et des innovations que nous appelons avec humour « de supermarché » qui sont là pour vendre des produits avec un marketing racoleur, relève d’un engagement politique fort. 

L’écologie, la technologie de pointe, la santé et les territoires nous semblent être les grands axes de cette politique d’investissement majeur pour créer de l’innovation au profit de tous

D’après vous, comment va-t-on devoir repenser l’innovation post situation actuelle (Techforgood, Innovation sociétale…) ?

Incontestablement le télétravail qui est devenu une obligation pour un très grand nombre d’entreprises pourra s’inscrire de manière plus prégnante dans la vie des entreprises. 

Sur le plan écologique, c’est une opportunité très forte de réduire les déplacements et ainsi les gaz à effet de serre. Toutefois, les Français s’en rendent compte, le télétravail n’est pas rose, les horaires sont devenus flous, ce lieu de déconnexion qu’est le domicile est devenu un lieu d’activité professionnelle avec toutes les contraintes physiques et psychologiques que cela pose et la dimension inégalitaire entre les travailleurs en fonction de la qualité de leur lieu de vie. 

Il est un peu tôt pour prévoir une révolution de l’innovation liée au Coronavirus, mais l’engagement pour l’écologie qui a pris une part de plus en plus grande dans la sphère publique depuis les cinq dernières années est lui des plus importants. Les espoirs sont dans la terre, la science et l’éducation. Ensemble, ce sont les éléments qui font battre notre pays depuis toujours, de Rousseau à Marie Curie, de Jaurès à André Citroën. Ce sont ces atouts et ces choix qui offriront à la France les moyens de créer un avenir qui ne soit ni dans l’isolement ni dans le suivisme.

L’espoir de la France de devenir la grande nation éco innovatrice n’est pas vain, notre territoire regorge de potentiels pour les énergies vertes et cet engagement que nous appelons de nos vœux dans le livre pour une économie engagé au service des hommes doit passer par la France entière, c’est-à-dire l’ensemble de son territoire et l’ensemble de sa population.

Comment décririez-vous la génération Y et Z qui composent avec l’avènement de l’IA et des réseaux sociaux ?

Il existe un écart générationnel entre la génération Z (moins de 20 ans) et ses aïeux et la génération Y qui se construit comme un pont (entre 20 et 30 ans) ayant à la fois connu le monde d’avant Internet et ayant grandi avec son développement. 

Les trois étapes qui composent la vie de tout individu et que nous avons voulu analyser dans le livre sont « m’aimer », « me faire », « me battre ». Ces étapes ne sont pas forcément linaires et varient d’un individu à l’autre, toutefois quand il s’agit d’analyser les tendances de fond de notre génération, ce découpage est nous apparaît probant. Ces étapes vont être profondément différentes pour les générations à venir et la coupure avec les générations passées bien plus forte. 

Là où des générations se déchiraient sur des idées, sur des auteurs, sur des pensées de liberté ou d’autorité, de religion ou d’athéisme, la génération qui précède et celle qui suit sont menacés non pas d’un déchirement, mais d’un silence. Les moyens de communications sont différents, le lien social est réinventé par de nouveaux outils, le rapport au temps n’est plus le même ; ce sont deux mondes qui peinent à communiquer.

Pour en savoir plus, c’est ici

 

Ce coronavirus agit comme un électrochoc : nous devons réfléchir et agir différemment !

Il est indispensable de repenser notre façon d’envisager le futur, de consommer, d’interagir avec nos clients et nos salariés…

Finalement, pourquoi ne pas voir en cette période une opportunité pour appréhender différemment notre manière de produire de la valeur ?

Profitez de l’expertise de cabinets de conseil en Design digital et en stratégie marketing de l’innovation pour optimiser votre sortie de crise !

Use Design et GAC Group vous convient à un webinar interactif, Vendredi 24 Avril à 11h pour vous donner des conseils simples, rapides et efficaces à mettre en place pour gagner du temps vis-à-vis de vos enjeux business actuels et à venir.

5 points clés seront abordés :

  • Pourquoi mettre en pause ses innovations est une erreur ?
  • Comment créer plus de valeur avec moins de budget ?
  • Comment utiliser le Design Thinking pour sortir de la crise ?
  • Comment améliorer la productivité créative de vos salariés ?
  • Comment profiter de cette période pour prendre de l’avance sur ses concurrents ?

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Aujourd’hui, le Cloud Computing, bien que de plus en plus populaire et utilisé, reste vu comme « un espace de stockage ». Pourtant, la puissance et le potentiel de cet technologie est infinie !

Henry Michel Ronzenblum, Délégué Général d’Eurcloud organise Jeudi 09 Avril 2020 un webinar avec Gerard Peliks (membre de l’ARCI et professeur en Cybersécurité).

En prenant l’exemple du chiffrement homomorphe,  2 points clés seront abordés  :

  • Comment rassurer ses clients pour qu’ils soient convaincus (à tous les échelons) que c’est aussi un formidable outil pour innover (par exemple, via le traitement ultra-sécurisé de données) ?

 

  • Comment utiliser correctement l’exhaustivité des dispositifs financiers disponibles pour faire avancer ses travaux de recherche et projets d’innovation Cloud, dans le respect des nouveautés juridiques ?

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En parallèle du webinar, Gérard Peliks nous explique comment cette technologie s’applique-t-elle à la sécurité du Cloud ? Quel est son état de l’art ?

Gérard Peliks a travaillé plus de 20 ans dans la sécurité du numérique dont 16 ans chez AIRBUS Cybersecurity comme expert sécurité.

Aujourd’hui, il est membre actif de l’ARCSI (Association des Réservistes du Chiffre et de la Sécurité de l’Information), il donne des cours sur la cybercriminalité/cybersécurité dans des mastères et MBA d’écoles d’ingénieurs et anime les « Lundi de la cybersécurité ».

La disponibilité des données et leur protection périmétrique.

Le cloud public est une solution merveilleuse pour stocker les données.

Pour un coût de services maitrisé, les entreprises ont la possibilité de disposer de tout l’espace qui leur est nécessaire, sans avoir à investir sur des serveurs et des disques supplémentaires, quand un besoin de plus d’espace de stockage apparait.

Comme la sécurité n’est pas, dans la plupart des cas, le métier des entreprises utilisatrices des services du Cloud, celles-ci peuvent s’assurer, par contrat, que leurs données sont bien en sécurité dans le cloud de leur prestataire.  Quand les entreprises ne maîtrisent pas la sécurité et la sûreté de leurs données numériques, celles-ci font face à de multiples menaces et rares sont les entreprises en mesure de les contrer efficacement. Les prestataires de cloud sont par contre censés bien maîtriser la cybersécurité et censés avoir les compétences dans ce domaine.

Qu’en est-il de la confidentialité et de l’intégrité des données confiées dans un cloud extérieur ?

Rappelons que la confidentialité d’une information est l’assurance qu’elle ne pourra être lue que par des personnes autorisées à en prendre connaissance, alors que l’intégrité est l’assurance qu’elle ne peut être écrite ou modifiée que par les personnes également autorisées à le faire.

Une solution serait de n’utiliser l’espace d’un cloud public que pour héberger les données non sensibles. Mais alors on se prive de l’avantage de l’espace quasi infini que propose le cloud pour les héberger. Chiffrer les données sensibles et les confier dans un cloud public est aussi une solution, mais qui gère les clés ? L’idéal est bien sûr, pour les entreprises qui confient leurs données dans un Cloud public, de gérer elles-mêmes les clés de chiffrement. Confier la gestion des clés de chiffrement à son prestataire de cloud trouve ses limites dans la confiance que les entreprises clientes accordent à leur prestataire. Gérer les clés de chiffrement en interne dans l’entreprise est une tâche complexe pour qui la sécurité des données numériques n’est pas le métier. Confier la gestion des clés à un autre prestataire différent de celui qui héberge les données chiffrées semble être une meilleure solution. La confidentialité et l’intégrité des données sensibles sont ainsi assurées.

Si les données sont stockées en clair chez le prestataire, alors le client peut en disposer pour effectuer des traitements mais elles sont accessibles à toute personne mal intentionnée disposant d’un accès privilégié chez le prestataire. Si les données sont stockées chiffrées, il est alors difficile d’en disposer pour effectuer des traitements.

Le problème  : « comment effectuer des traitements sur les données chiffrées ? »

Il est bien évident que, par exemple pour une addition entre deux nombres qui sont chiffrés, la somme des deux nombres chiffrés ne donne pas, lors du déchiffrement, le résultat attendu. Il est bien sûr possible de rapatrier en internes les données à traiter, les déchiffrer pour effectuer les traitements, chiffrer les résultats et les remettre éventuellement dans le Cloud. Cette solution n’est, de toute évidence, pas vraiment jouable.

Alors le Cloud est-il condamné à ne rester qu’un espace de stockage, sans permettre un espace de calcul ? Les données à manipuler ne pourraient-elles pas rester dans le Cloud, chiffrées, et les traitements s’effectuer sur les données chiffrées en donnant le bon résultat lors du déchiffrement chez l’utilisateur ?

Il existe une solution très élégante déjà opérationnelle pour certains traitements, et qui avance dans les centres de recherche pour prendre en compte tous les traitements possibles, c’est le chiffrement homomorphe.

Avec ce type de chiffrement, le Cloud n’est plus seulement un espace de stockage sécurisé mais devient également un espace de calcul et de consultation sécurisé. Il va vraiment servir, non seulement à héberger l’information sensible, mais aussi à l’utiliser … sans la sortir du Cloud. Seuls les résultats après traitements seront sortis pour être déchiffrés et exploités.

Le Cloud serait devenu aussi un espace de calculs et de traitements ?

C’est du moins ce qu’on souhaiterait en attendre, mais aujourd’hui le chiffrement homomorphe ne fonctionne que pour certaines opérations. Il ne permet pas, par exemple, de consulter une base de données chiffrée pour obtenir le résultat souhaité en clair. Si un chiffrement dit « pleinement homomorphe » existait dès aujourd’hui, si tout traitement pouvait être réalisé sur les données chiffrées confiées dans un Cloud public, leur confidentialité et de leur intégrité seraient garanties. Mais on en est pas encore là, et les opérations qui peuvent déjà fonctionner posent quelques problèmes de performance, mais les recherches vont bon train pour offrir cette faculté inestimable.

Remarquons, sans verser trop dans la technique, et en simplifiant, que l’algorithme de chiffrement utilisé par le RSA, qui est à la base du chiffrement à clé publique, est, par nature, homomorphe pour la multiplication. En effet, le produit de deux nombres chiffrés est égal au chiffré du produit des deux nombres. Ce résultat, une fois déchiffré, est le même que si on fait la multiplication des deux nombres en clair. Un chiffrement homomorphe qui fonctionnerait pour l’addition ET pour la multiplication est appelé « chiffrement doublement homomorphe ». On s’en approche aujourd’hui, mais avec des problèmes de largeur des éléments chiffrés et de bruits numériques engendrés par les traitements. La difficulté du chiffrement homomorphe est de maintenir le “bruit numérique”, que les opérations engendrent, au-dessous d’un seuil raisonnable sinon les algorithmes divergent et tout devient indéchiffrable. Nous n’étudierons pas ces problèmes complexes ici, mais nous pouvons espérer que les mathématiciens trouveront une solution élégante aux problèmes posés par le chiffrement doublement homomorphe.

Le chiffrement « cherchable »

Le chiffrement homomorphe ne doit pas être confondu avec le chiffrement cherchable qui permet de spécifier une procédure de déchiffrement à un résultat de calcul dans le domaine chiffré. Ce dernier type de chiffrement offre une solution pour consulter une base de données chiffrée, obtenir un résultat qui, déchiffré, donne le résultat attendu.

Application pratique : Le vote par Internet

Comme application pratique, voyons comment le chiffrement homomorphe fournit une solution au vote par Internet. Nous ne parlons pas ici des machines de vote électronique, mais de l’électeur qui vote à partir de son navigateur.

Avec l’utilisation des algorithmes de El Gamal, le produit homomorphe des bulletins de votes chiffrés est égal à la somme homomorphe chiffrée des bulletins de votes. Les choix des votants ne sont jamais déchiffrés. A la clôture du scrutin, on effectue une multiplication homomorphique de tous les bulletins de votes. On obtient la somme chiffrée et on la déchiffre. Cette somme est donc le résultat des votes qui est obtenu immédiatement. Oui, le chiffrement homomorphe de El Gamal (entre autres cryptologues qui ont fait avancer cette technologie) permet cela.

 

Les bulletins sont chiffrés par la clé publique de l’urne, le déchiffrement de la somme des bulletins se fait par la clé privée de l’urne. Cette clé privée peut être répartie en plusieurs morceaux détenus par le président du bureau de vote et ses assesseurs. A l’ouverture du scrutin, le président et ses assesseurs reconstituent la clé de déchiffrement et obtiennent quasi immédiatement le résultat attendu.

 

Que le produit homomorphe des bulletins de votes chiffrés soit égal à la somme homomorphe chiffrée des bulletins de votes est une belle application de ce type de chiffrement. Cette méthode est élégante dans sa simplicité d’utilisation. Les bulletins dans l’urne ne sont jamais déchiffrés pourtant on connaît le résultat de la somme des votes qui est d’ailleurs le seul renseignement qui est intéressant et non confidentiel après la fermeture du scrutin.

Cette méthode a déjà été utilisée pour les élections des représentants des Français résidant à l’étranger. Elle peut être utilisée aussi pour les élections des représentants du personnel ou dans les conseils d’administration des entreprises. Mais pour les élections présidentielles, sénatoriales ou législative, elle n’est pas autorisée en France. Nous ne parlons ici que du fondement cryptologique d’une application pratique d’un chiffrement homomorphe qui fonctionne. Le vote par Internet qui ne donne pas l’obligation de passer par un isoloir, et qui ne nécessite pas la cérémonie républicaine du dépouillement des votes, est-il à recommander ?

C’est un débat intéressant mais dans lequel nous ne prendrons pas parti ici.

 

 

Impact du Coronavirus sur votre entreprise : conseils pragmatiques d’experts-comptables et de conseil en financement de l’innovation pour gérer au mieux cette période.

 

Quelques semaines après le début de la crise, quelle(s) stratégie(s) mettre en place entre les effets d’annonces et les solutions simples et efficaces pour vous permettre de vous en sortir ?

Les annonces se sont transformées en ordonnances : comment en profiter ?

Les cabinets d’expertise comptable TGS, ACC et de conseil en innovation GAC Group s’associent lors d’un webinar pour vous apporter des informations concrètes et complémentaires sur les solutions de financement actuellement à votre disposition.

Rendez-vous Vendredi 03 Avril à 11h pour un webinar interactif. 

Profitez du formulaire d’inscription pour poser vos questions ! 

Intervenants :

  • Gaetan Petitpres : Expert-comptable @TGS
  • Florie d’Halluin : Experte en financement de l’innovation @GAC
  • Romain Froment : Expert-comptable @ ACC

5 points clés abordés :
– Relation clients / fournisseurs / salariés : comment gérer la situation habilement ?
Relation avec votre banque / URSSAF : qu’es-ce qu’elle peuvent faire pour vous ?
– CIR (et CII / JEI) : remboursement accéléré : quelles en sont les subtilités ?
– Annonces du gouvernement : quid du prêt de trésorerie garanti, des remises d’impôts… ?
– Dispositifs de Bpifrance : qu’impliquent les différents prêts proposés ?

Comptez sur nous pour vous apporter des conseils d’experts pour répondre à vos enjeux actuels et à venir !

Inscription

 

 

 

Comment utiliser tous les dispositifs financiers disponibles pour booster l’innovation ?

Au même titre que le marketing, la R&D est souvent perçue comme un coût pour l’entreprise et son ROI est difficilement quantifiable…

Concrètement, comment aligner stratégies innovation, business et fiscale ? 

CIR/CII/JEI, Aides & subventions internationales, européennes, nationales, régionales, fonds privés et avances de fonds… Quelles sont les meilleures pratiques pour utiliser « efficacement » ces dispositifs ? 

Suite à plusieurs tables rondes avec de nombreux regards croisés d’experts (notamment La Banque Postale, KPMG, France Innovation, Bpifrance, l’ancien Responsable du Service CIR au Ministère de la Recherche, le Point de contact National auprès de la commission européenne…), voici une synthèse de retours d’expériences et conseils pour une utilisation agile de ces dispositifs.

Une demande de financement de projet R&D ne se limite pas qu’à la démonstration du caractère innovant de la solution. Il faut généralement une partie business traitant du marché, des impacts environnementaux et sociétaux…

Il s’agit donc de mettre en place une véritable stratégie de « management du financement de projets » et cela implique notamment de savoir associer financements publics et privés, moderniser le management de ces dispositifs et renforcer l’efficience de sa stratégie de financement de l’innovation. 

Les outils de financements publics ne doivent pas être considérés comme des moyens financiers, mais comme un des outils au service de la performance des entreprises en termes de stratégie R&D. 

Le management du financement de l’innovation, c’est une vision holistique sur chaque étape des projets d’innovation : 
• Détection d’opportunités
• Ingénierie financière 
• Valorisation et protection des innovations 
• Mise en place des modèles économiques, 
• Déploiement de produits et de service sur le marché, 
• Stratégie et exécution commerciales/marketing

Comprendre les enjeux du financement de projets innovants 

Du fait d’enjeux économiques très importants au niveau international et d’une compétitivité exacerbée autour de la maîtrise des nouvelles technologies (notamment l’usage de l’IA), le gouvernement français souhaite faire de la France, une économie de rupture technologique ! Cela passe notamment par un soutien financier important à l’ensemble des entreprises : un Grand Plan d’Investissement (GPI) est mis en œuvre pour financer ces ambitions de 2018 à 2022 pour 57 milliards € dont les 10 milliards € du PIA 3 !

Cette génération « Deeptech” doit développer des offres autour de technologies issues de la recherche scientifique et qui présentent des barrières à l’entrée (état de l’art). Ces projets nécessitent de mener des travaux de recherche sur la durée : qui génèrent des coûts importants et dont la mise sur le marché est généralement longue et complexe. 

Or, malgré cette course effrénée, n’oublions pas ce qui fait que nos innovations, qu’elles soient de rupture ou incrémentales, BtoC ou BtoB : l’usage qu’en feront nos futurs clients. Si le taux d’échec des lancements de nouveaux produits et services avoisine les 90 % : comment composer avec ce paradoxe : course à l’innovation et réponse aux besoins à venir de nos clients ?

« L’innovation est une alliance entre recherche, marketing, instinct, imagination, produit et courage industriel. » (Antoine Riboud / Fondateur de Danone)

En France, nous avons tendance à trop penser technologie plutôt qu’usages (et à mettre du temps pour réagir). Il devient donc fondamental de bien comprendre les utilisateurs, même lorsqu’il s’agit de financement de l’innovation. L’innovation doit partir de l’utilisateur et remonter vers la technologie. C’est là tout l’enjeu du management global de l’innovation ! Enfin, les financements de projets innovants ne concernent pas qu’un seul département d’une entreprise ! Il faut la vision des décideurs, des services R&D, des exécutants, tout en ayant pris en compte l’avis des ressources humaines, du service financier, du service marketing, etc. 

Bienvenus dans la jungle du financement de l’innovation !

Autant de financements que de chemins pour les obtenir…Imaginez : plus de 4000 dispositifs, représentant des centaines de milliards d’euros sont à votre disposition : aides fiscales (CIR, CII, JEI…), aides et subventions régionales, nationales, européennes, international, fonds privés etc… Mais attention au chant des sirènes : il est essentiel de voir cela comme un complément de revenus afin d’accélérer vos activités plutôt qu’un moyen de substitution aux investissements en fonds propres ! Rien ne peut être envisagé sans fonds propres et sans un business model solide.

La très grande majorité des entreprises ne savent pas à quels financements elles sont éligibles… Nous faisons face à une véritable sous exploitation du potentiel qui leur est offert et cela sous-entend des projets avortés à cause de ce manque de connaissance et d’expertise. Pourtant, il est indispensable pour les entrepreneurs de maîtriser l’écosystème de valorisation de leurs projets ! Il est important de savoir à quelle étape du projet, il faut recourir aux financements (d’amorçage, commercialisation, internationalisation, etc.) et à quels types de financements (publics/privés ou dilutifs / non-dilutifs, etc.) associer chaque étape de ses projets. 

Les aides & subventions favorisent les projets risqués et prometteurs tant ils sont « disruptifs ».

Les exonérations fiscales (CIR, CII, JEI) permettent de réduire le poids du projet sur l’entreprise mais après que les dépenses aient eu lieu (+ contrôle fiscal).

Et pour accélérer les développements de mes projets, il existe les Prêts ou Avances Récupérables qui sont rapidement mobilisable (postuler au fil de l’eau) et permettront d’investir rapidement (recruter, acheter du matériel, sous-traiter, etc.).

Concernant les fonds privés, il en existe plus de 800 en France : en moyenne, chaque fonds d’investissement reçoit environ 1 500 dossiers par an, mais ne fait que 3 nouveaux investissements sur la même période. Lever des fonds relève du parcours du combattant et être mal préparé peut s’avérer catastrophique en termes d’image, de délais et de survie. Enfin, un entrepreneur ne demande pas de l’argent auprès d’investisseurs pour le plaisir : s’adresser à des fonds suppose souvent de faire des concessions (céder des parts, mettre des brevets en garanti, changer de direction…). Encore une fois et encore plus avec le financement privé de l’innovation : ce besoin de liquidités doit s’intégrer dans un plan de croissance avec des objectifs parfaitement définis, réalistes et réalisables.

Pour ce qui est du CIR/CII : il devient de plus en plus complexe de justifier sa demande au regard désormais très académique et acerbe de l’administration fiscale. Ce qui marque sur l’année 2019, c’est cette sorte de sélectivité sur les critères : le MESRI semble souhaiter savoir plus précisément ou passe son argent, peut être à cause de quelques dérives advenues au fur et à mesure de 30 ans d’utilisations en France…

En synthèse, il faut savoir anticiper sa stratégie pour pouvoir réduire le risque d’échec & lancer ses projets innovants. 

4 points clé à retenir pour pouvoir anticiper/développer une stratégie globale avec l’ensemble des dispositifs / pour chaque projet :

1. S’assurer vous que ses projets sont viables & éligibles

2. Décloisonner les silos entre dispositifs et anticiper leurs associations

3. Créer une stratégie d’investissements autour de chaque projet

4. Associer le financement le plus adapté à chacune des phases de ses projets

Pour maximiser ses chances d’être financé, il faut intégrer cette démarche depuis l’idée jusqu’à la commercialisation, car toutes les étapes d’un projet peuvent être financées par des aides diverses. 

Il est impératif d’adopter une démarche prospective afin d’anticiper les futurs projets qui seront développés et encore une fois : ne jamais oublier de créer les futurs besoins de ses clients

 

Pour découvrir les financements auxquels vous avez droit, c’est ici 

 

Impact économique du COVID-19 : synthèse des mesures financières pour vous soutenir

Des mesures exceptionnelles d’accompagnement financier ont été mises en place pour vous soutenir face à l’impact de la crise que nous traversons actuellement.

En voici la synthèse :

Mesures gouvernementales :

  • 45 milliards d’euros pour financier le chômage partiel (qui sera simplifié)
  • Report de vos charges fiscales et sociales
  • Remises d’impôts directs
  • 300 milliards d’euros pour assurer vos prêts bancaires (+ reports)
  • Si vous êtes sur un marché public : pas de pénalités de retard
  • 5 milliards d’euros en plus sur 10 ans investi pour la recherche

Pour les TPE/PME et indépendants :  

  • Si vous affichez une perte de +70 % entre mars 2019 et 2020 : 1 milliard d’euros disponible pour soutenir votre entreprise
  • Report de paiement de vos loyers, factures d’eau, de gaz et d’électricité.

Mesures de Bpifrance :

  • Garantie de 90% à votre Banque si prêt accordé, jusqu’à 7 ans
  • Garanties de 90% de vos découverts si confirmé par votre banque jusqu’à 18 mois
  • Prêts de soutiens à votre trésorerie (sans garantie et sûreté des actifs)
  • Prêt Rebond de 10 à 300 K€, bonifié sur 7 ans (avec 2 ans de différé).
  • Prêt Atout (jusqu’à 5M€ PME et 30M€ pour ETI, de 3 à 5 ans avec un différé d’amortissement)
  • Mobilisation de vos factures sur marchés publics / privés
  • Pour les clients Bpifrance : réaménagement des crédits et suspensions des échéances

Si vous utilisez le Crédit Impôt Recherche / Innovation / JEI :

Demande d’agrément : s’il s’agit de votre première demande, attention ! Vous n’avez que jusqu’au 15 avril pour la faire. Pour les renouvellements, ça sera entre le 1er septembre et le 30 novembre prochain.

Nota Bene : malgré la situation, un contrôle fiscal pourrait toujours remettre en cause votre dossier.

 

APPELS A PROJETS

Voici la liste et le descriptif synthétique de 3 appels à projets pour lutter contre la crise sanitaire et économique actuelle auxquels vous pouvez encore prétendre.

Il en existe bien d’autres en France, en Europe et au niveau international et les subtilités sont nombreuses, n’hésitez pas à nous contacter pour avoir plus de détails.

Enfin, sachez que cela ne concerne pas que la recherche d’un vaccin ! Au-delà des disciplines scientifiques, différentes technologies peuvent être mobilisées…

Au niveau français :

Ministère des Armées (Agence de l’Innovation de Défense)

Cet appel à projet porte sur la recherche de solutions innovantes : organisationnel, managérial, technologique ou encore industrielles, directement mobilisables afin de : protéger, tester la population, désengorger la prise en charge des malades, surveiller l’évolution de la pandémie, ou encore, limiter les contraintes du confinement.

  • Budget : 10 Millions d’euros (pour un ou plusieurs projets).
  • Date limite : 12 avril 2020
  • Pour en savoir plus, c’est ici

Au niveau européen :

Innovative Medicines Initiative (Covid)

Cet AAP a pour objectif d’améliorer la santé des patients et / ou contenir la propagation du COVID-19 : développement d’outils, d’antiviraux et autres thérapies pour répondre rapidement à la crise et création de stratégies préventives.

Il est nécessaire de former un consortium de minimum 3 sociétés indépendantes de 3 pays membres ou associés H2020 (ex : universités, instituts de recherche, PME et sociétés jusqu’à 500 Million d’euros de CA)

  • Budget : 45 Millions d’euros (Subvention de 100% des coûts éligibles)
  • Date limite : mardi 31 mars 2020
  • Pour en savoir plus, c’est ici

Comptez sur l’ensemble des collaborateurs de GAC Group pour vous apporter conseil sur ces sujets  !

Nous en sommes experts depuis 2002 et nous sommes à votre disposition pour vous aider à mieux comprendre ces dispositifs exceptionnels et en concrétiser l’obtention.

Soyez assurés de la mobilisation quotidienne des collaborateurs de GAC Group pour respecter les engagements pris envers vous !

GAC Group est reconnaissant de la confiance et de la fidélité que vous nous manifestez ainsi que du professionnalisme et du dévouement de ses collaborateurs.

Dans un esprit de responsabilité collective, nous contribuerons ensemble à réduire l’impact du contexte sanitaire que nous traversons.

GAC group vous adresse toutes ses pensées solidaires. Notre mobilisation à tous portera ses fruits !