Les troubles musculo-squelettiques en entreprise

Les TMS sont la maladie professionnelle la plus répandue en France. En 2019, Les troubles musculo-squelettiques représentent 88% des maladies professionnelles avec 44.492 cas et notamment une hausse des TMS de 2,3% par rapport à 2018.

Le tableau 57 du régime général de sécurité représente à lui-seul plus des 3/4 des maladies professionnelles reconnues.

Si le coût financier est important pour les entreprises, les conséquences des TMS vont bien au-delà. Entraînant des douleurs pouvant devenir invalidantes et conduire à des incapacités de travail, elles menacent l’activité même des entreprises.

Définition des TMS

Les troubles musculo–squelettiques (TMS) regroupent des affections touchant les structures situées à la périphérie des articulations : muscles, tendons, nerfs, ligaments, bourses séreuses, capsules articulaires, vaisseaux…

Les parties du corps les plus fréquemment atteintes sont : le dos, les membres supérieurs (poignet, épaule, coude), plus rarement les membres inférieurs (genou).

Par exemple, les postures accroupies, de même que les manutentions lourdes, peuvent entraîner des arthroses du genou. La posture assise prolongée favorise, quant à elle, la survenue des TMS des membres supérieurs et du dos.

Les TMS se traduisent principalement par des douleurs et une gêne fonctionnelle plus ou moins importantes ont des causes multiples, mais l’activité professionnelle joue fréquemment un rôle dans leur survenue, leur maintien ou leur aggravation.

Les TMS fréquents

Les facteurs de risques

Les TMS ont un impact significatif sur la performance de l’entreprise. Ils peuvent être regardés comme des symptômes visibles de causes et de raisons multifactorielles qui, elles, restent le plus souvent « cachées ».

Les causes ne sont pas visibles pour 2 motifs :

  • Elles sont à l’origine du problème constaté, en amont chronologiquement ;
  • Elles masquent des buts recherchés (le collaborateur se préserve et évite de se confronter à ce qui le met en difficulté).

Bien souvent, des effets en cascade se succèdent jusqu’à l’effet visible localisé (un arrêt maladie, un accident de travail, un burn-out, une tendinite de l’épaule, …). Cet incident peut être éloigné et dans le temps et géographiquement de la cause du problème.

Conséquences pour les entreprises

  • 30 % des arrêts de travail sont causés par un TMS
  • La durée d’un arrêt de travail pour un accident lié au dos est en moyenne de 2 mois
  • 2 milliards d’euros dont la moitié est liée au mal de dos
  • 22 millions de journées de travail perdues à causes des TMS et du mal de dos

Les TMS reconnus comme accident du travail ou maladie professionnelle ont un impact sur la hausse du taux de cotisation de l’entreprise.

À ce coût direct, viennent s’ajouter les dépenses de remplacement des salariés absents et de baisse de la productivité.

C’est la raison pour laquelle il est important d’agir collectivement au travail sur les facteurs favorisant les TMS.

La prévention des TMS au travail nécessite l’implication des acteurs de l’entreprise (employeur, salariés, représentants du personnel, services de santé au travail) et, parfois, des services de prévention des risques professionnels

Les actions peuvent porter sur :

  • L’organisation du travail : intensité et complexité du travail, temps de travail, l’autonomie, polyvalence, diminution de la répétition des gestes…
  • L’environnement de travail : ambiances physiques, aménagement de l’espace de travail, matériels et équipements pour réduire les vibrations, adaptation des outils …
  • Les rapports sociaux professionnels : entre collègues et avec sa hiérarchie
  • Le sens du travail et l’insécurité de la situation de travail : conflits éthiques, sens au travail, formulation d’objectifs clairs, perspectives d’évolution, connaissance et compréhension de la stratégie suivie …

Les bénéfices d’une démarche RH globale

GAC se positionne comme partenaire global des entreprises. Nous accompagnons nos clients pour leur permettre de trouver les modalités d’ordonnancement du projet global les plus adaptées à leur contexte, à leur culture et à leurs contraintes.

Investir les sujets absentéisme, turn-over, RPS et/ou TMS en co-construction de la démarche avec les acteurs concernés a d’autres avantages que l’engagement des équipes.

Il permet notamment de :

  • Mieux prendre conscience en interne des coûts induits directs: maintien de salaires, coûts de remplacement… et indirects : perte de clients, dégradation du climat social et de l’image de l’entreprise, baisse de productivité…
  • Fédérer les collaborateurs sur un projet qui devient celui de l’organisation
  • Répondre à ses obligations légales d’employeur pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs
  • Optimiser le temps en travaillant sur un sujet dans la perspective d’agir aussi sur les autres.

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