Replay Webinar

Diagnostic Deeptech : Comment viabiliser vos projets d’innovation de rupture ?

 Qui sont les partenaires publics de la Deeptech ? Comment viabiliser le business model associé ? Comment bâtir et prioriser la roadmap R&D ?

Voici un replay de webinar dédié à vous faire découvrir comment accélérer le développement et viabiliser la commercialisation de vos projets Deeptech.

« Deeptech » n’est pas un énième buzzword marketing…

L’innovation de rupture est un enjeu mondial pour répondre aux défis de la compétitivité, de la révolution numérique et des enjeux climatiques qui nous attendent.

« Force est de constater que la France et l’Europe risquent de se laisser distancer. Les talents et la richesse académique sont là, mais les grandes innovations de ces dernières décennies ont été développées hors d’Europe », Joint European Disruptive Initiative (Jedi)

Dans son plan de relance, le Gouvernement (re)place à nouveau la Deeptech en priorité ! Deeptech = futur or noir ?

Ce que vous allez découvrir dans ce replay :

  • Capitaliser sur la recherche publique française et structurer son écosystème
  • Obtenir des financements publics et privés
  • Créer un nouveau marché avec une offre rentable et au bon moment
  • Rester durablement innovant dans la Deeptech

L’innovation de rupture : atout majeur en terme de souveraineté

Dans un marché en stagnation, seule l’innovation de rupture peut apporter un nouveau relais de croissance

Valeurs marchés : 1000 milliards de dollars de valeur d’ici 2035 pour l’informatique quantique et 13 000 milliards de dollars pour l’intelligence artificielle d’ici 2030.

Paul-François Fournier, le directeur executif de Bpifrance : “Nous arrivons à la fin d’un cycle où l’innovation a été tirée par les outils numériques dans le but de créer de nouveaux usages, pour entrer dans une nouvelle phase où ce sont les innovations de rupture, c’est-à-dire les nouvelles technologies de pointe, qui nous permettront de trouver des solutions face aux grands défis du XXIè siècle”,

L’industrie est en forte demande puisqu’elle doit répondre à des problématiques organisationnelles et environnementales : pour développer la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE), les industriels doivent renouveler leur méthode de gestion des déchets, des polluants etc. à travers l’utilisation de nouvelles technologies plus écologiques

Le terrain de jeu des entrepreneurs dans le secteur de la deep tech est très vaste : la robotique, l’intelligence artificielle, les nouveaux modes de transports, l’ordinateur quantique, l’énergie décarbonée, le séquençage génétique, la cybersécurité, les véhicules autonomes, les drones, l’impression 3D…

Internet, le GPS, SpaceX, le véhicule autonome et bien d’autres = Etats-Unis = autonomie stratégique et leadership économique. ⇒Grosse frustration de voir de nombreuses entreprises tech rachetées par des géants américains (alors que la France représente plus d’un quart des startups deep tech en Europe)…Si internet apparaît aujourd’hui largement dominé par les entreprises américaines, il faut tout de même se rappeler qu’à l’origine, le web était une invention française

Nous (la France) devons nous améliorer dans la commercialisation des promesses que fait la deeptech

Exemple de l’IA : -Parmi les cinq premières universités/instituts européens sur l’IA, trois sont français : les universités Paris-Saclay, Pierre-et-Marie-Curie, et INRIA. -Pour autant, les deep techs françaises autour de l’IA ne représentent que 6% des deep techs au niveau mondial -et elles n’attirent que 13 % des investissements européens

La France bénéficie d’un tissu académique qui fait référence dans le monde. Mais Il faut que chercheurs, investisseurs et entrepreneurs se parlent afin que les universités se rapprochent encore plus de l’écosystème des start-up

Actuellement, la France compte + 100 créations de startups deeptech par an, Objectif : 500 d’ici 2025

Capitaliser sur la recherche publique française et structurer son écosystème

Les synergies entre les deux mondes sont vertueuses :  les partenariats avec la recherche publique sont nécessaires pour développer des technologies deeptechcommercialisables, par exemple dans via la conduite des tests

Trois axes prioritaires de la stratégie nationale pour la recherche et l’innovation :

  • la santé, l’alimentation, les biotechnologies,
  • l’urgence environnementale et les écotechnologies,
  • l’information, la communication et les nanotechnologies

La recherche publique est menée principalement au sein :

  • des universités et d’une centaine de grandes écoles et établissements d’enseignement supérieur.
  • de 26 organismes publics de recherche (C.N.R.S., INSERM, INRA, INRIA, CNES, C.E.A., CNES, IFREMER, etc.).
  • de 25 regroupements universitaires et scientifiques dont 8 COMUE (communautés d’universités et établissements).
  • des fondations privées (instituts Pasteur et Curie).
  • des fondations universitaires et des fondations de coopération scientifique.
  • de 37 instituts Carnot.
  • de 71 pôles de compétitivité.

Plus de 176 000 personnes dans la recherche publique dont 115 308 chercheurs !

Les technologies issues de la recherche publique sont les seules à proposer des ruptures suffisamment significatives pour aboutir à des technologies véritablement innovantes, capables de bouleverser un secteur d’activité.

La recherche française produit des milliers de technologies qui dorment dans les placards.  ⇒Les chercheurs doivent aller vers leur écosystème pour parler partenariats, sans avoir peur de se faire voler l’ idée et inversement…

Inversement, il serait impossible culturellement de créer un écosystème favorable à l’innovation sur le vieux continent et l’environnement français serait même toxique

L’excellence de la recherche et des incubateurs français est un véritable atout pour les startup Deeptech.

Entre 2000 et 2018, seulement 231 fonctionnaires chercheurs ont demandé l’autorisation de créer leur entreprise, soit moins de 0,01 % des personnes travaillant dans la recherche publique. Depuis 2018 et la plan Deeptech de Bpifrance : plus de 250 start-up ont été créées et ont bénéficié de 85 millions d’euros de financement sous forme de bourses ou de prêts en amont des apports en capital.

Obtenir des financements quand on est une Deeptech

Les deeptech ont souvent des difficultés à trouver des financements :

  • risque technologique fort -incertitude sur leur rentabilité dans le temps
  • dépenses d’investissement initiales -long pour le rendre vendable = pas de trésorerie immédiate

45% des financements des startups françaises de la deep tech proviennent du secteur public (contre 26% aux US). Dans les 7 milliards du plan de relance dédiés au numérique et à la tech, 2,4 milliards seront consacrés à des plans spécifiques sur des « technologies numérique de rupture : le quantique, la cybersécurité, la santé numérique… »

Les investisseurs français sont désormais beaucoup plus friands de deeptech : près de 90% d’entre eux pensent que la croissance de startups spécialisées dans les technologies de pointe est supérieure aux autres secteurs d’activité Les investissements privés dans la Deep Tech ont augmenté de plus de 20 % par an entre 2015 et 2018, pour atteindre près de 18 milliards de dollars l’an dernier.

Quand on parle de phase de developpement Deeptech, en général on s’appuie généralement sur l’échelle TRL :1à 9 ( stade de recherche fondamentale en passant par faisabilité , développement  et industrialisation) .A savoir que + le TRL augmente moins on a de chance d’avoir des subventions pures.

Donc logiquement, l’obtention des aides et subventions doit se faire en amont vraiment des développements. Bon présage pour les AS : quand vous faites du CIR. Cela signifie que vous menez des travaux de R&D qui lorsqu’ils ne seront plus éligibles au CIR, seront potentiellement transformables en projet en aides et subvention.

Etre bien accompagné à ce sujet : recherche de synergies et optimisation permanente (équilibrage des risques, vision stratégique de vos innovation et modèle économique au résultat)

Créer un nouveau marché avec une offre rentable, au bon moment

Le problème avec la deeptech n’est pas la technologie mais sa commercialisation ! Il faut s’approcher très vite de ses cibles commerciales et délimiter des espaces de marché « Océan bleu ». Avant de se lancer dans un projet Deeptech : est ces innovations de rupture peuvent survivre et évoluer commercialement (études marketing stratégique de l’innovation) ?

L’innovation de rupture induit deux difficultés spécifiques: -elle s’adresse à des clients inexpérimentés, incapables d’en comprendre les usages -elle se déploie souvent dans des écosystèmes en cours de structuration

Ces difficultés rendent inopérantes les techniques classiques de prévision de la demande pour une innovation

Travailler son marketing et sa communication, engager les salariés, porter une vision, savoir lever des fonds… sont des enjeux vitaux pour elles !

Depuis 2012, le réseau des SATT accompagne 493 start-up: elles sont toutes en vie, ce qui témoigne de la solidité de notre écosystème -lorsque l’on sait que seule 1 start-up sur 3 passe habituellement le cap des trois ans. Au-delà des investissements réalisés par les SATT, ces start-up ont levé 580 millions d’euros de capitaux auprès d’investisseurs privés.

Rester durablement innovant dans la Deeptech

Pourquoi certaines organisations réussissent mieux que d’autres dans le domaine de l’innovation ? Pourquoi et comment, au-delà d’un succès ponctuel, elles parviennent à lancer régulièrement et avec succès de nouvelles offres innovantes ?

Pour rendre les efforts d’innovation plus efficaces, on peut (et on doit) agir sur les paramètres classiques de management :

  • formaliser le processus d’innovation,
  • former les équipes pour développer les compétences,
  • investir dans la R&D, …

Cependant de nombreux autres facteurs de l’environnement interne et externe jouent un rôle fondamental, notamment :

  • la structure organisationnelle,
  • le mode de management,
  • le style de leadership
  • et plus largement la culture de l’entreprise (i.e. les valeurs, les croyances, les manières d’interagir, de fonctionner collectivement, …)

Il faut donc pouvoir identifier et qualifier de manière précise les facteurs qui conditionnent l’efficience du processus d’innovation pour pouvoir agir efficacement sur eux.

Pour qu’elle marche, l’innovation de rupture doit être catalysée, ouverte et agilité ! Les investisseurs et les grands groupes regardent de plus en plus du côté des « deep tech » car leur potentiel est colossal dans tous les domaines, et les deep tech explosent en Europe depuis 2016. Les deep tech sont matures sur le plan technologique mais manquent de réflexion sur le marché et la stratégie commerciale. Comment la deeptech peut-elle réconcilier technologie et écologie ?

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